"Let's create this burning piano"

De la fureur, des tripes, de l'hystérie.

27 avril 2009

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Il n' y aura rien d'autre.

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29 mars 2009

Prise. Au sérieux.

Quelqu'un me regarde, écoute mes phrases, mes silences et mes soupirs, et essaye de me rendre heureuse -c'était donc cela. Je pourrais arrêter de jouer. J'existe.

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21 mars 2009

Afiction

Je suis née avec les épaules bien larges, presque disproportionnées. J'ai fait ce qu'il fallait pour compenser, pour rétablir l'équilibre de visu, au mépris de moi-même. Avec succès. L'ensemble est plus sec et dynamique, un réflexe de survie. Pourtant ça aurait pu être pratique de les garder ces épaules; dans quelques mois il va falloir que je passe mon restant à donner des ordres. Pour l'instant je dois pointer les erreurs des autres. À la réflexion c'est bien trop facile pour être réel.

Tout le monde semble avoir quelquechose à dire aujoud'hui. Moi je préfère me taire.

On est le 21 mars, il reste encore un peu de temps.

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13 janvier 2009

Rien. Oust la galette.

On me regarde dans les yeux, il me regarde, il me dit c'est toi, c'est toi mais je n'y crois pas. Je n'y ais jamais cru et je n'y croirai jamais: je sais qu'il n'y a rien. Il bluffe: comment peut-il me croire?

Je joue! Avec les mots, le fil de ma vie déroulé devant moi comme avec une corde à sauter: c'est moi qui balance, qui perd mes secondes, je les balance au lieu de filer à la ligne et d'écrire une histoire. Je refuse d'avance toutes tes couronnes de papier: je ne mâche plus. Je ne compterai plus.

Les calories, les minutes; toi tu ne comptes pas. Rien ne compte.

Rien ne conte et rien ne me conte: je ne suis qu'une humaine.

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26 novembre 2008

allers-retours

J'ai remonté ce même boulevard avec un. Boulevard que j'avais, il y a quelques temps, descendue avec un autre, nous jetant du regard toutes les formes d'adieu. À un trottoir et deux sourires près.

Par hasard.

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23 octobre 2008

Marée basse

Je reviens d'une expo splendide mais détestablement mise en valeur. Par les conservateurs d'abord, comme si il avait fallu déterer l'artiste vite vite et l'exposer vite vite pour que toute la pature découvre. On prostitue l'oeuvre en somme, bêtement. Mais ce qui reste à mes yeux qui voient sont ceux des visiteurs rués sur les huiles alors qu'il y a surtout les aquarelles, les fragiles mais vraies toiles invariablement écartées de l'histoire: il faut de la consistance.

Il n'y a rien de plus fourbe qu'une huile, tout le gras cache des couches et des couches de ratés, d'essais, de camouflage, d'erreurs, de néant qui a failli rester. Il n'y a pas de mensonge dans l'aquarelle. La fragile transparence de la technique fait sa force, l'eau s'évapore et il reste la maîtrise du trait. On la penserait légère mais elle est là, entière, à faire ou défaire un homme.

Nolde a eu ses Amies.

Je me déleste des couches, je suis plus là que jamais et l'on m'enterre déjà.

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01 septembre 2008

Pas de prix

La marée monte, le soleil se lèverait. Dégonflée au bleuet, je descends en pente sablée vers la plage, je coule mes pieds dans l'eau grise. Bleuis. Les embruns donnent un air cheap, et suffisant par là-même, à ce sable pour milliardaires.

Je me souviens de ce tableau, le romantique face à l'océan. Seul. Je me souviens que j'ai le ventre qui gonfle, à cause des bulles de coca zéro, à cause du muscat, à cause de son sperme, je ne sais pas.

Petit matin, parmi les mouettes -ou les goëlands?-, ou les cygognes qui vont s'envoler.

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20 août 2008

Et la semaine prochaine on ira se noyer dans du champagne à Ibiza

Il y a, chaque jour, cet instant tardif, tellement tardif ces temps, où l’on se réveille à soi-même, ayant déambulé du corps quelques heures, désincarnés. Déhanchés invisibles pour tout le monde, comme sur un catwalk Balenciaga automne-hiver 2008-2009 géant.

Cet instant où l’on s’approprie des jambes, des bras, une voix, toutes ces choses qui me sembleront, chaque minute qui suivent alors, si loin de moi.

Précisément, il me semble que je perçois les fantoches. Mon amie loue l’assimilation, exhibe sa vraisemblance, quand mon aîné mon amour ne croit plus que dans la femme et que je me tourne vers ma voisine. Ils finissent, nous finissons par penser enfin qu’au moins l’autre –sa chair parfois– , elle, va mieux. Chacun fomente ses petits arrangements, à sa petite mayo, a son petit secret, pour se forcer à se croire.

Je ne me sens reliée à rien. Je ne me crois pas, je crée ma perte, je joue contre moi, je fonce lentement mais sûrement, les yeux grands ouverts, vers des portes fermées, presque exprès. Réveillée je déambule encore.

L’été empire les choses. L’hiver m’offre l’illusion de réussir à me blottir, à capter la chaleur d'une idée, de ma propre chair, d’un corps. L’été me rend à la conscience du vide de sens.

Lasse d’être lasse, je ne trouve pas d’expression qui qualifierait simplement un désir vrai.

Mais j’ai beau fouiller le fonds des yeux à la recherche d’un peu de consistance, je ne trouve jamais rien : passée la poudre, il n'y a jamais rien d’explosif.

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05 août 2008

Un même soleil

Je réponds à la nostagie par la nostalgie, parmi les rayons du jour, cela me paraît manquer gravement du cliché qu'il s'était offert hier. Il pleuvait.

Mais sous un même soleil sans savoir à qui: "À quand?", je lui écris du même rêve, empli de notre oisiveté comblée l'un par l'autre, chacun exsudant un désir de réalité plus fort, plus grande par tous les pores.

Il voulait voir l'ébène de mes yeux, je noircissais le virtuel. Il dessèche maintenant ses souahits sous le soleil bien qu'il prétende qu'il se souviendrait pour deux, si nécessaire.

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18 juillet 2008

Quand Apollon sourit.

Je croule sous les deadlines, galvanisée par la fatigue. Je revis.

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Fin »