"Let's create this burning piano"

De la fureur, des tripes, de l'hystérie.

08 juillet 2008

Unbeliever

Ring.

I was chez moi, inhaling the odeur musquée of my scented boudoir when a prince de Z. apparut. He found me in demi toilette, miroitante, pensively engaged in conjugation of the verb poser, disregarding all around. Le temps ne s’est pas arrêté, but we were both disregarding. All disturbed. La tête tenait certes, relativement droite, better and better mais his eyes, fuyards, could not fix themselves, completely thrown into a panic, décontenancés par propagion of the heart. Hurt, hug. But he was the prince of zero and I am the princess of pacotille. Avec l’accent, please. Les anges au taquet, la caravane passa. Tchou!

I expired once more in my boudoir doré.

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03 juillet 2008

Serai-je.

Se sentant désirable d'un renom, à suivre, que l'apparence ne lui offrait pas, conscient qu'il n'y avait rien, sûr de rien, mais certain qu'il serait en arborant des néants comme des soleils et gargarisant par le mirage.

Il se délesta de sa canne invisible. Il releva la tête pour la première fois, la vissa sur ses épaules. Un peu bancale, question d'habitude supposa-t-il.

Il allait pouvoir les rendre malheureuses.

Se tourna vers le cas concret qui dénia soutenir son regard. Mordit dans la chair à pleine machoire, acérée au frein pour l'avenir, rassurant sa longue suite.

Je n'ai rien mais je ne suis pas plus pauvre qu'eux tous!

Mais ce n'était pas lui, déjà blasé, qui sortit, invoquant Sildénafilus. "Silence! silence!" hurlait-il à la lune.

Posté par cassie_l à 07:56 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 juin 2008

-C’était…T’avais un cordon sur ton chapeau, à la place du ruban.

-C’est quoi ça ? C’est quoi ça…

-C’était à dormir debout.

-Dormir ?...

-Oui, et allongé. Tu fumais des londrès.

-Je n’ai jamais fumé, j’ai les dents blanches.

-Tu as même des poumons.

-J’ai l’air…

-D’un ton, d’une note. Tu sonnes mal, tu sonnais pourtant juste ces minutes, en rythme.

-Lassant, on y va ?

-Là c’était ton panama, là roule.

-Qui bille. Et donc ?

-Rien. Oublie. Et respire s’il te plaît...

-Mais mon nez s'allongerait... Soupiré-je donc ?

-Je ne sais plus, cassons-nous.

-Mon nombril ! Tu lui as rendu ?

-Bien sûr.

-Allons-y. Et tes ailes ?

-Elles sont là. Toutes les deux.

-Ca passera. On passera.

-Viens…

Posté par cassie_l à 12:23 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 avril 2008

This world, just a ball, shoot, shoot, shoot!

Clic.

Aujourd’hui je pars en croisade contre les petits lapins,

les roses et ceux à pois.

Bois à ma santé

mais pas de ce vin-là,

comme dira mon amour.

Les bien-pensants ont toujours tort.

Clac.

Posté par cassie_l à 06:55 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mars 2008

Je t'avais conseillé le lotus au p'tit déj,

Mais je n'ai même pas le permis

Et chaque fois tu me rappelles,

Avec ton visage érotique.

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26 janvier 2008

Désaccordée

Réception. Le piano trône, sombre dans un coin du demi-salon, à des mètres de distance des consciences, à des années d’oubli de mes doigts. Quand les amphitryons me convient au face à face, après des piges d’occultation de sa dureté. Une fois, deux fois, trois fois, il le faut : exécution des maîtres. Je massacre, on applaudie avec sincérité. Un fossé.

Debussy pour analepse.

Audition. Noyée dans les portées j’en oublie les visages. Quand j’ouvre les yeux il n’y a plus rien : je flanche. Dix doigts retiennent les portées, mon égide à ma droite me soutient du regard. Je respire du même souffle, portés tous deux par l'impérieuse distillation de cet abstrait, et devant des centaines de regards qui n’ont rien vu, hypnotisés par l'insaisissable, il n'y eut qu'un témoin de mon ravissement, un complice pour comprendre le charme. Je salue, pivote un instant vers mon ombre qui cligne puis disparaît, me laissant responsable de l’envoûtement sonore collectif dont je ne garderai pourtant que le silencieux artifice.

Je n’estime de la vie que ces fugues.

Posté par cassie_l à 22:54 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 janvier 2008

...

-Tu devrais te poser des questions ma chérie : c’est quoi cette manie d’aller biberonner du lait chaud au Starbuck’s au lieu de déjeuner avec une fourchette et un couteau comme tout le monde ? Tu l’appelles combien de fois par jour, ta mère ?

Posté par cassie_l à 18:26 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 décembre 2007

Ét«r»einte

Je n’aperçus pas tout de suite que c’était elle. Une silhouette courait sous la pluie, grandes enjambées, déliée, les aiguilles rangés dans le sac, pour l’heure, faire vite.

Il faisait nuit encore, le jour se levait avec peine, dans son geste éternel de matin d’hiver. Il lui restait encore des minutes pour éviter le soleil. Je suivais du regard ma vision, ensommeillé, qui s’éloignait, à toutes jambes.

Dans quelques minutes je l’aurai oubliée, celle qui craignait la brûlure de l’aube, mais j’attrapais au passage ce qui restait de sa nuit.

Ses murmures saturent mes gorgées d’air, je m’y noie consentant, l’invitant comme son effluve Coco enténébrée mais tout ce qui me subsiste d’elle s’évapore avec les foulées du jour. D’évidence elle ne m’appartenait pas, et tandis que je me l’approprie du regard, déjà, elle est loin.

Je la retrouve, dans mes bras, agrippant mes épaules et mes lèvres. Je recouvre son reflet piqué pointillé sur la vitre du taxi qui nous ôta. Le silence naît, celui de ce qu’elle aurait pu me dire.

Je tente de me reconquérir, mais elle me gagne au coin de la rue. Sa main frôle mon bras, elle n’est pas seule. Je la parcours de mes mots à nouveau, l’entrave sans parvenir à la rejoindre.

Mon rêve mal éteint, la ville s’éveille, je la laisse déambuler encore quelques secondes dans ma tête, qu’elle détourne. On me bouscule, rayon, pollution, mortels. Me voilà, émergé Pont de Neuilly, je relève sa tête pour apercevoir une dernière fois ses yeux noirs influents. Je quitte ses vertiges, vent, thé, l’éperdue en minirobe envolée, c’est l’heure du soleil.

Posté par cassie_l à 17:51 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 décembre 2007

Mariage blanc

Trois heures trente. Réveil de pleine lune et je rivalise de pâleur. Deauville dans ses bras devient Deauville dans ces bras. Habitués déjà à mes évasions, trop serrés, entreprenant avec leur froide chaleur de m’épouser. M’échapper. Courir me noyer dans l’eau étendue infinie. Étendus infinis dans la blancheur crépusculaire tout ressemble à un mensonge et je me noierai dans ce chagrin de je ne sais plus. Le chagrin roule, en pois, sur le bras du prince qui s’éveille et serre, plus fort. Le prince sent, tente :

- labyrinthe livres innombrables étoiles devinés…

J’entends et je ne comprends plus. La tempête étouffe les mots doux.

Mes murs, ces murs, mascarade loin de mon royaume. Et la pluie dans le décor fait mentir, par l’antithèse, où l’on est.

Douleur waterproof d’avoir brûlé si vive que ce bleu qui gronde ni ce bleu des yeux ne guérirait. Mais dans le blanc des yeux  puis-je croire encore à ces illusions deux ?

 

Posté par cassie_l à 23:43 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 décembre 2007

Une nuit de verglas

Salut S, ce que tu aurais du entendre.

Ce sera à Montparnasse.

Ici me terre puisque dans ce demi-sommeil l’on convoque, baptise et inaugure les regrets à ressentir

et que l’on se construit une amertume bien solide. Incassable.

Il faut bien rester quelque part, sur la route, s'y échouer comme il a si bien réussi.

Puisqu’on s'entête macassar à se croire inséparables par peur de l’ombrer bouches cousues sombrons

Grisons-nous un an de plus parmi les chrysanthèmes car une lueur nous avise encore face mais

Rien dans les yeux.

En noir, bien sûr, pour ce soir.

Pour Flo, qu’on a tu malgré lui.

Posté par cassie_l à 05:33 - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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